NATIONS - UNIES SANTÉ ENVIRONNEMENT ET CLIMAT

 

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) (Millennium Development Goals), au nombre de huit,  forment un plan approuvé en 2000 à New - York (États-Unis) par 193 États membres de l'ONU et par toutes les grandes institutions mondiales de développement. Ils ont galvanisé des efforts sans précédent pour répondre aux besoins des plus pauvres dans le monde. Il suffit de constater à la lecture de ces grands objectifs qui recouvrent de grands enjeux humanitaires, adoptés en 2000 pour l'horizon 2015, que sept relèvent directement de considérations environnementales et sanitaires. Ce qui démontre, s'il en était besoin, la place centrale qu'occupe la Santé Environnement dans les enjeux du XXIe siècle auxquels notre humanité est confrontée.

Chacun des Objectifs du Millénaire pour le Développement se décompose en plusieurs cibles qui seront successivement  évoquées.

1. Éliminer l'extrême pauvreté et la faim

2. Assurer l'éducation primaire pour tous

3. Promouvoir l'égalité des sexes  et  l'autonomisation des  femmes

4. Réduire la mortalité infantile et post infantile

5. Améliorer la santé maternelle

6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et les autres  maladies

7. Assurer un environnement humain durable

8. Mettre en place un partenariat mondial

OBJECTIF 1 : ÉLIMINER L' EXTRÊME PAUVRETÉ ET LA FAIM

CIBLE 1.A - Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour

Où en est-on? L'objectif sera atteint avant 2015 !

Depuis 1990, le taux de pauvreté et le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté ont diminué!

Dans les régions en développement, en 1990, 47% des personnes vivaient avec moins de 1,25 dollar par jour. Ce taux est passé à 24% en 2008.

Malgré la profonde récession économique de ces 4 dernières années, le taux de pauvreté a continué de décroître au plan mondial.

On estime qu'à peu près 1 milliard de personnes vivront encore avec moins de 1,25 dollar par jour en 2015, ce qui correspond à un taux mondial de pauvreté extrême juste en dessous de 16%.

CIBLE 1.B - Assure le plein-emploi et la possibilité pour chacun, y compris les femmes et les jeunes, de trouver un travail décent et productif

Où en est-on?: L'objectif n'est pas atteint.

Au plan mondial, la proportion de travailleurs vivant en dessous du seuil de pauvreté de 1,25 dollar par jour est passée de 26,4% en 2000 à 14,8% en 2011. Quatre personnes sur cinq vivant dans l’extrême pauvreté vivront en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Depuis 2008, cette diminution ralenti du fait de la crise.

En matière de productivité du travail, les régions en développement sont loin derrière le monde en développement. Le travailleur moyen dans le monde en développement produit seulement un cinquième de son homologue dans un pays développé.

La lutte contre l'emploi vulnérable progresse lentement entre 1991 et 2011. Les femmes en sont les premières concernées.

CIBLE 1.C - Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim

  • Où en est-on? L'objectif n'est pas atteint.

Le nombre de personnes souffrant de la faim s'est stabilisé depuis 1990.

La FAO a estimé que sur la période 2006-2008, 850 millions de personnes souffraient de la faim, soit 15,5% de la population mondiale.

Le progrès pour réduire la faim a ralenti ou stagné dans de nombreuses régions. En Asie du Sud - Est, il n'y a pas eu d'améliorations du taux de sous-alimentation depuis 2000 et les pays d'Afrique Subsaharienne ont été plus durement touchés par la crise alimentaire et financière. La proportion d'enfants de moins de cinq ans souffrant d'insuffisance pondérale est elle passé de 29% en 1990 à 18% en 2010.

FAITS ET CHIFFRES

L’extrême pauvreté est en déclin dans toutes les régions: la proportion de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour est passée de 47 % en 1990 à 24 % en 2008.

La cible de réduction de la pauvreté a été atteinte: Des estimations préliminaires montrent que le taux mondial de pauvreté à 1,25 dollar par jour est passé en 2010 à moins de la moitié du taux de 1990.

Le monde a atteint la cible consistant à réduire de moitié la proportion des personnes n’ayant pas accès à une eau potable améliorée: la proportion de personnes utilisant une source d’eau améliorée est passée de 76 % en 1990 à 89 % en 2010. Entre 1990 et 2010, plus de deux milliards de personnes ont bénéficié d’un accès à des sources améliorées d’eau potable, telles que l’eau courante dans les habitations et les puits protégés.

Le nombre de personnes vivant dans des taudis continue de progresser: même si la proportion des citadins vivant dans des taudis dans le monde en développement a diminué de 39 % en 2000 à 33 % en 2012, le nombre absolu a poursuivi sa croissance depuis la valeur de base de 650 millions en 1990. Quelque 863 millions de personnes vivent actuellement dans des taudis.

L’emploi précaire a diminué de façon uniquement marginale pendant vingt ans: il représentait quelque 58 % de tout l’emploi total dans les régions en développement en 2011; une diminution seulement modérée s’il est comparé à 67 % il y a deux décennies.

La faim reste un défi mondial: 850 millions de personnes dans le monde ont souffert de la faim durant la période 2006/2008, soit 15,5 % de la population mondiale. Ce niveau élevé ininterrompu montre l’absence de progrès contre la faim dans plusieurs régions, même si la pauvreté des revenus a décru.

OBJECTIF 2 : ASSURER L' ÉDUCATION PRIMAIRE POUR TOUS

CIBLE - D'ici à 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d'achever un cycle complet d'études primaires
 

Où en est-on? L'objectif n'est pas atteint

Dans les régions en développement, le taux d'inscription d'enfants en âge d'école primaire est passé de 82% en 1999 à 90% en 2010. Cette croissance a été observée majoritairement jusqu'en 2004 puis a nettement ralentie.

Des progrès manifestes ont été enregistrés dans les pays confrontés aux défis les plus grands: Asie de l'Est et du Sud-Est, Afrique Subsaharienne, par la réduction du taux d'enfants non scolarisés et par l'augmentation du taux d'inscription.

Au plan mondial, un progrès a été réalisé dans la réduction de l'exclusion des filles dans l'éduction primaire. La part de filles non scolarisées dans les pays en développement, est passée de 58% en 1999 à 53% en 2010. Cependant, des disparités régionales entre les sexes continuent d'amoindrir les efforts pour réaliser l'école primaire pour tous.

L'analphabétisme reste un obstacle pour 120 millions de jeunes, dont la plupart vivent en Asie du Sud ( 62 millions) et en Afrique Subsaharienne ( 45 millions). Au plan mondial, le taux d'alphabétisation des jeunes atteint 90% en 2010, soit une hausse de 6 points par rapport à 1990.

FAITS ET CHIFFRES

  • Le monde atteint la parité entre filles et garçons dans l'éducation primaire

Conséquence des efforts nationaux et internationaux et de la campagne OMD, bien plus d’enfants dans le monde sont inscrits à l’école dans le cycle primaire, surtout depuis 2000. Les filles en ont bénéficié le plus. Le ratio entre le taux d’inscription des filles et celui des garçons est passé de 91 en 1999 à 97 en 2010, pour toutes les régions en développement. L’indice 97 de parité des sexes se situe à plus ou moins 3 % de 100 %, ce qui constitue une mesure acceptée pour la parité.

De nombreux pays confrontés aux plus grands difficultés ont fait des progrès importants vers l'éducation primaire pour tous.

Les taux d’inscription des enfants en âge d’école primaire ont augmenté de façon manifeste en Afrique subsaharienne, passant de 58 à 76 % entre 1999 et 2010. De nombreux pays de cette région ont réussi à réduire leur taux relativement élevé d’enfants non scolarisés, en dépit de la croissance de leur population en âge d’école primaire.

OBJECTIF 3 : PROMOUVOIR L' ÉGALITÉ DES SEXES ET L' AUTONOMISATION DES FEMMES

CIBLE - Éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire d'ic à 2005, si possible, et à tous les niveaux de l'enseignement en 2015 au plus tard.

Où en est-on? L'objectif est atteint pour l'enseignement primaire mais pas pour l'enseignement secondaire.

La parité est atteinte dans les écoles primaires du monde en développement bien que certaines régions restent en retrait. L'indice de parité des sexes, qui montre le ratio entre le taux d'inscription des filles et des garçons, est passé de 91% en 1997 à 97% en 2010. Deux régions restent en retrait malgré de gros efforts et progrès : l'Asie de l'Ouest et l'Afrique Subsaharienne.

Les disparités entre les sexes apparaissent au niveau de l'éducation secondaire, ou les filles rencontrent davantage de barrières. Cette disparité provient de la discrimination des sexes dans la famille et la société en générale. Le coût de l'enseignement secondaire, le mariage précoce des filles et l'éloignement des établissements secondaires sont autant d'obstacles à la progression de l'enseignement secondaire des filles.

Accès à l'emploi : les femmes ne sont pas sur un pied d'égalité avec les hommes, même si elles entrent sur le marché du travail avec un même niveau d'éducation.

Représentation parlementaire : la proportion de sièges occupés par des femmes continue de progresser mais à un rythme lent. Fin 2011, les femmes représentaient 19,7% des parlementaires au plan mondial, indiquant alors une augmentation de 75% depuis 1995. La situation pour l'exécutif est un peu plus encourageante. Depuis 2005, 17 femmes ont été Chef d'État ou Chef de gouvernement. Il en est de même pour les femmes ministres dans le monde, passant de 14,2% en 2005 à 16,7% en 2012.

Succès sur le terrain

FAITS ET CHIFFRES

L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes sont essentielles

L’inégalité des sexes persiste et les femmes continuent d’être confrontées aux discriminations dans l’accès aux bienfaits de l’éducation, du travail et de l’économie, et à la participation dans les gouvernements. La violence exercée contre les femmes continue de saper les efforts pour atteindre tous les objectifs. 

Plus de progrès d’ici à 2015 et au-delà dépendra largement du succès rencontré à relever ces défis étroitement corrélés.

Suite aux efforts déployés aux niveaux national et international, et à la campagne OMD, un nombre beaucoup plus élevé d’enfants du monde est inscrit à l’école au niveau primaire.

Ce sont surtout les filles qui en ont bénéficié. La progression se voit dans l’indice de parité des sexes (IPS), qui montre le ratio entre le taux d’inscription des filles et celui des garçons, qui a augmenté de 91 en 1999 à 97 en 2010 pour les régions en développement dans leur ensemble, s’écartant de plus ou moins 3 points de la valeur 100, ce qui constitue une mesure acceptée de la parité.

OBJECTIF 4 : RÉDUIRE LA MORTALITÉ INFANTILE ET POST - INFANTILE

CIBLE - Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans

Où en est-on? L'objectif n'est pas atteint

La mortalité des enfants a diminué de plus d’un tiers, mais la progression est encore trop lente pour que la cible soit atteinte. Dans les régions en développement, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a baissé de 35% entre 1990 et 2010. Le nombre de décès est passé de 12 millions en 1990 à 7,6 millions en 2010. La couverture vaccinale, notamment contre la rougeole, a permis de réduire ce taux. Néanmoins, l'Afrique Subsaharienne reste la région ayant le taux de mortalité le plus élevé. Le risque de décès est aussi plus élevé en zone rurale et dans les ménages les plus pauvres.

Alors que le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a baissé dans son ensemble, la proportion des décès ayant lieu durant le premier mois après la naissance est en augmentation, passant de 37% en 1990 à 40% en 2010.

L’éducation de la mère demeure un puissant déterminant d’inégalité : les enfants de mères éduquées ont plus de chances de survivre que les enfants de mères sans éducation.

En Uruguay, un programme aide les enfants à grandir en santé

FAITS ET CHIFFRES

Le progrès pour réduire la mortalité des enfants s’accélère

En dépit de la croissance de la population, le nombre mondial de décès chez les moins de cinq ans est passé de plus de 12 millions en 1990 à 7,6 millions en 2010. Et le progrès global dans le monde en développement s’est accéléré. L’Afrique subsaharienne, région ayant le plus grand taux de mortalité chez les moins de cinq ans, a doublé son taux annuel moyen de réduction, le faisant passer de 1,2 % pour la période 1990-2000 à 2,4 % durant la période 2000–2010.

Un progrès considérable a été accompli pour réduire la mortalité des moins de 5 ans depuis 1990.

Dans les régions en développement, le taux a décru de 35 %, passant de 97 décès pour 1 000 naissances vivantes en 1990, à 63 en 2010. En dépit de la croissance de la population, le nombre mondial de décès chez les moins de 5 ans est passé de plus de 12 millions en 1990 à 7,6 millions en 2010.

OBJECTIF 5 : AMÉLIORER LA SANTÉ MATERNELLE

CIBLE 5.A - Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle

Où en est-on? L'objectif n'est pas atteint.

Le nombre de décès maternels a diminué de 47% entre 1990 et 2010 et est estimé à 287000 pour 2010. La présence d'un personnel qualifié (médecin, infirmière ou sage-femme) est un facteur de diminution du nombre de décès. L'Asie du Sud et l'Afrique subsaharienne représentent 85% de la totalité des décès maternels en 2010 et ont aussi la couverture la plus faible en terme de présence d'un personnel qualifié.

Les soins prénatals font également partie des interventions pouvant réduire la mortalité maternelle.

Le taux de soins a augmenté fortement en Asie du Sud, Afrique du Nord et Asie de l'Ouest et la progression s'est trouvée ralentie dans les régions ou le taux de couverture était déjà très élevé comme en Asie du Sud-Est, Asie de l'Est et Amérique latine.

CIBLE 5.B - Rendre l'accès à la médecine procréative universel d'ici à 2015

Où en est-on? L'objectif n'est pas atteint

Le recours aux contraceptifs a contribué à des améliorations dans le domaine de la santé maternelle et infantile en permettant d'empêcher des grossesses non désirées ou trop rapprochées. Dans de nombreuses régions, le recours aux contraceptifs a augmenté entre 1990 et 2000 mais tend désormais à ralentir.

Les besoins non satisfaits en matière de planification familiale ( pourcentage des femmes de 15 à 49 ans, souhaitant retarder ou éviter une grossesse, mais qui n'ont recours a aucun moyen de contraception) ont diminués. Le financement des services et fournitures de planification familiale est un élément clé pour supprimer la non-satisfaction de la demande de contraceptifs. Par rapport à l'aide totale à la santé, l'aide à la planification familiale a diminué au cours des dix dernières années.

Succès sur le terrain

FAITS ET CHIFFRES

Les diminutions de la mortalité maternelle sont loin de la cible 2015

Il y a eu des améliorations importantes de la santé maternelle et de la réduction de la mortalité maternelle, mais la progression est encore lente. Les réductions des grossesses chez les adolescentes et l’expansion du recours à la contraception se sont poursuivies, mais à un rythme plus lent depuis 2000, comparé à celui de la décennie précédente.

Le nombre estimé de 287 000 décès maternels en 2010 dans le monde représente une diminution de 47 % par rapport à 1990.

L’Afrique subsaharienne (56 %) et l’Asie du Sud (29 %) représentaient 85 % du fardeau mondial en 2010, avec 245 000 décès maternels à elles deux. Le nombre de décès maternels pour 100 000 naissances vivantes — le taux de mortalité maternelle ou TMM — avait aussi diminué à 240 en 2010 pour les régions en développement dans leur ensemble, contre 440 en 1990.

OBJECTIF 6 : COMBATTRE LE VIH/SIDA, LE PALUDISME ET D'AUTRES MALADIES
 

CIBLE 6.A - D'ici à 2015, avoir enrayé la propagation du VIH/sida et avoir commencé à inverser la tendance actuelle
 

  • Où en est-on? L'objectif n'est pas atteint

Dans les régions les plus touchées, les nouvelles infections au VIH sont en baisse. Des 33 pays où les nouvelles infections ont diminué, 22 se trouvent en Afrique Subsaharienne. En 2010, les nouvelles infections ont concerné 2,7 millions de personnes (dont 390 000 enfants), dont 70% en Afrique Subsaharienne. Le principal vecteur de transmission en Afrique Subsaharienne est la transmission hétérosexuelle alors que dans le Caucase ou en Asie Centrale, régions ou le taux de nouvelles infections augmente, le vecteur de transmission est l'usage de drogue injectée. Fin 2010, on estime que 34 millions de personnes dans le monde vivaient avec le VIH. Il s'agit d'une augmentation de 17% par rapport à 2001. En 2009, 17,1 millions d'enfants dans le monde avaient perdu un ou deux parents à cause du sida. 15 millions de ces enfants vivaient en Afrique Subsaharienne.

CIBLE 6.B - D'ici à 2010, assurer à tous ceux qui en ont besoin l'accès aux traitements contre le VIH/sida
 

  • Où en est-on? L'objectif n'est pas atteint

A la fin de 2010, 6,5 millions de personnes recevaient un traitement anti - rétroviral contre le VIH ou le sida dans les régions en développement. Par rapport à 2009, 1,4 millions de personnes supplémentaires ont eu un accès au soin. Mais en Afrique Subsaharienne, 50% des personnes ayant besoin d'un traitement, ne reçoivent toujours aucune thérapie anti - rétrovirale.

CIBLE 6.C - D'ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d'autres maladies graves et commencer à inverser la tendance actuelle
 

  • Où en est-on? L'objectif n'est pas atteint pour le paludisme et en bonne voie pour la tuberculose

Le paludisme : La couverture des populations à risque pour la prévention du paludisme et les mesures de contrôle poursuit sa croissance. Entre 2000 et 2010, dans 43 pays des 99 pays présentant une transmission continue du paludisme, des diminutions de 50% des cas ont été observées. En 2010, on estime à 216 millions d'épisodes de paludisme dont environ 81% en Afrique. Depuis 2000, le taux de mortalité dù au paludisme a diminué de 25%.

La tuberculose : En 2011, 8,8 millions de personnes étaient nouvellement diagnostiquées dont 1,1 millions étaient aussi porteuses du VIH. Le nombre de nouveaux cas décroît lentement. La lutte contre la tuberculose se rapporche d'une diminution de 50% du taux de mortalité de 1990. Entre 1995 et 2010, un total cumulé de 46 millions de personnes atteintes de la tuberculose ont été traités avec succès.

FAITS ET CHIFFRES

L’accès au traitement pour les personnes vivant avec le VIH s’est accru dans toutes les régions

Fin 2010, 6,5 millions de personnes recevaient une thérapie anti - rétrovirale contre le VIH ou le sida dans les régions en développement. Ce nombre représente une augmentation de plus de 1,4 million de personnes depuis décembre 2009, et la plus grande augmentation annuelle jamais enregistrée. La cible 2010 d’un accès universel n’a cependant pas été atteinte.

Le monde est sur la bonne voie pour atteindre la cible qui consiste à réduire de moitié et commencer à inverser la progression de la tuberculose

Au plan mondial, les taux d’incidence de la tuberculose ont enregistré une baisse depuis 2002, et les projections actuelles donnent à penser que le taux de mortalité lié à cette maladie, enregistré en 1990, sera réduit de moitié d’ici à 2015.

Les décès dus au paludisme ont diminué mondialement

L’incidence estimée du paludisme a diminué mondialement de 17 % depuis 2000. Sur la même période, le taux de mortalité dû au paludisme a diminué de 25 %. Les cas déclarés de paludisme ont diminué de plus de 50 % entre 2000 et 2010, dans 43 des 99 pays présentant une transmission continue du paludisme.

OBJECTIF 7 : PRÉSERVER L' ENVIRONNEMENT

CIBLE 7.A - Intégrer les principes du développement durable dans les politiques et programmes nationaux et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales

Où en est-on?

Le taux réduit de déboisement est le résultat d'une déforestation moindre, de la création de nouvelles forêts, ainsi que de l'expansion naturelle des forêts existantes, surtout en Asie. La perte nette mondiale a diminué au cours des 20 dernières années, passant de -8.03 millions d'hectares à -5,2 millions d'hectares mais cela ne suffira pas à inverser les déperditions globales dans le monde. Entre 2000 et 2010, les plus grandes pertes en zones boisées ont été enregistrées en Amérique du Sud et en Afrique. La diminution des zones boisées a un impact négatif dans de nombreux domaines: emplois, nourriture, bois, plantes médicinales, matériaux et ustensiles de construction.

Quant aux émissions de dioxyde de carbone, celle-ci sont en diminution de -0,4% entre 2008 et 2009. Malgré cela, les émissions restent encore de 39% supérieures à celles de 1990. La diminution de 2009 est attribuable au ralentissement de l'activité économique durant la crise mondiale. Les émissions de CO2 par habitants sont restées bien plus élevées dans les régions développées: 10 tonnes métriques de CO2 par personne en 2009 contre 3 tonnes métriques pour le monde en développement.

En 2011, lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Durban, il a été convenu de mener une action plus forte pour le contrôle des changements climatiques, y compris les émissions de gaz à effet de serre. La petite diminution de 2009 étant due à la crise, il est fort à penser que les émissions de gaz à effet de serre augmenteront à nouveau dès les effets de la crise passés. La diminution à long terme de ces émissions demeure donc une question urgente et d'actualité.

CIBLE 7.B - Réduire la perte de la biodiversité et atteindre, d'ici à 2010, une diminution significative du taux de perte

Où en est-on? L'objectif ne sera pas atteint

La biodiversité est encore en situation de perte, bien que davantage de surfaces sur la terre soient protégées. Fin 2010, les zones protégées couvraient 12,7% de la superficie terrestre mondiale, mais cette protection s'étendait à seulement 1,6% de la superficie totale des océans. Depuis 1990, le nombre de zone protégées a augmenté de 58%, et leur superficie de 48%, mais cette croissance a été variable selon les pays.

De nouvelles recherches ont confirmé que les zones protégées adéquatement situées peuvent réduire le déclin ou l'extinction des espèces. Ces mesures de protection ont permis d'empêcher l'extinction de 39 espèces d'oiseaux entre 1988 et 2008 et 29 espèces de mammifères entre 1996 et 2008. Cependant, il n'en demeure pas moins que les déclins sont importants et que les extinctions d'espèces provoquées par l'homme se poursuivent à un rythme jamais égalé auparavant.

CIBLE 7.C - réduire de moitié, d'ici à 2015, le pourcentage de la population qui n'a pas accès à un apprivoisement en eau potable ni à des services d'assainissement de base.

Où en est-on? L'objectif a été atteint avec 5 ans d'avance sur le programme concernant l'accès à un approvisionnement en eau potable mais ne sera pas atteint concernant les services d'assainissement de base.

En 2010, 89% de la population mondiale utilisait des sources d'eau potable améliorées (6,1 milliards de personnes)contre 76% en 1990 (4,1 milliards). La Chine et L' Inde ont enregistré la moitié de la progression mondiale. Si cette tendance se poursuit, 92% de la population mondiale sera couverte d'ici 2015. Mais la tâche n'est pas encore terminée car 11% de la population, soit 783 millions de personnes restent sans un accès à l'eau potable améliorée. Plus de 40% de toutes les personnes sans eau potable améliorée vivent en Afrique Subsaharienne.

Malgré une amélioration dans la plupart des régions en développement, environs la moitié de la population de ces régions n'ont pas accès à des infrastructures d'assainissement améliorées. La couverture de l'assainissement a augmenté de 36%en 1990 à 56% en 2010. La plus grande progression a été obtenue en Asie de l'Est et du Sud. Au contraire, la progression reste lente en Asie de l'Ouest et en Afrique subsaharienne.

CIBLE 7.D-Améliorer sensiblement, d'ici à 2020, les conditions de vie de 100 millions d'habitants des taudis.

Où en est-on? L'objectif a été atteint

La proportion de citadins dans le monde en développement vivant dans des taudis est passée de 39% en 2000 à 33% en 2010 Plus de 200 millions de ces personnes ont bénéficié d'un accès à des sources d'eau améliorées, à des installations d'assainissement améliorées ou à un logement durable. Mais en dépit de la réduction du pourcentage des populations urbaines vivant dans des taudis, en termes absolus, le nombre de personnes vivant dans ces taudis continue d'augmenter du fait de l'accélération de l'urbanisation.

Succès sur le terrain

Au Népal, une solution simple permet d’éclairer les populations dans les montagnes (PNUD)

FAITS ET CHIFFRES

L’utilisation de sources d’eau améliorées demeure moins élevée dans les régions rurales.

Alors que 19 % de la population rurale utilisait des sources d’eau non améliorées en 2010, le taux dans les zones urbaines était de 4 % seulement. Et puisque les dimensions de sécurité, de fiabilité et de durabilité ne sont pas prises en compte dans l’indicateur supplétif utilisé pour faire le suivi de la progression vers la cible OMD, il est probable que ces chiffres soient une surestimation du nombre réel de personnes utilisant des sources d’eau sans danger. Pire que cela, presque la moitié de la population dans les régions en développement, soit 2,5 milliards d’individus, n’a pas encore accès à des installations sanitaires améliorées.

D’ici à 2015, le monde aura atteint une couverture de 67 % seulement, bien inférieure aux 75 % requis pour atteindre la cible OMD.

L’Amérique du Sud et l’Afrique ont enregistré les plus grandes pertes nettes de zones boisées entre 2000 et 2010.

L’Océanie aussi a fait état d’une perte nette, en grande partie due à de graves sécheresses et des feux de forêts en Australie. Pour l’Asie, le gain net annuel de quelque 2,2 millions d’hectares durant les dix dernières années est en bonne partie attribuable à des programmes de reboisement à grande échelle en Chine, en Inde et au VietNam. La conversion rapide de terres boisées pour les destiner à d’autres usages s’est poursuivie dans de nombreux autres pays de la région.

OBJECTIF 8 : METTRE EN PLACE UN PARTENARIAT POUR LE DÉVELOPPEMENT

CIBLE 8.A - Répondre aux besoins particuliers des pays en développement sans littoral et des petits États insulaires en développement

Où en est-on? L' objectif ne sera pas atteint

L'aide en parts du revenu total des donateurs est en baisse, aussi bien pour les pays les moins avancés que pour l'Afrique Subsaharienne pour la première fois depuis plus d'une décennie, les pays donateurs étant confrontés à des contraintes fiscales.

CIBLE 8.B - Poursuivre la mise en place d'un système commercial et financier ouvert, réglementé, prévisible et non discriminatoire

Où en est-on? L'objectif est atteint

Le commerce rebondit après l'effondrement de 2008-2009 qui a accompagné la crise financière mondiale. Pour les pays en développement, les exportations ont dépassé en valeur le niveau d'avant la crise. La moyenne des tarifs douaniers imposés par les pays développés se trouve maintenant à un faible niveau pour les produits agricoles. Les pays les moins avancés bénéficient d'un traitement préférentiel réel dans le commerce avec les nations les plus riches.

CIBLE 8.C - Traiter globalement le problème de la dette des pays en développement

Où en est-on? L'objectif ne sera pas atteint

Interrompue en 2009, la tendance à la baisse du coefficient du service de la dette des pays en développement, reprend. Le poids de la dette extérieure affecte les capacités financières d'un pays et sa résistance aux chocs économiques. Une meilleure gestion de la dette, un commerce en expansion et pour les pays les plus pauvres, un allègement de la dette, ont réduit ce poids. Le service de la dette en proportions des exportations s'est amélioré comparé aux niveaux d'avant les crises dans le monde en développement, bien que ce ne soit pas le cas pour les pays les moins avancés et les petits États insulaires.

CIBLE 8. D - En coopération avec le secteur privé, faire en sorte que les nouvelles technologies, en particulier les technologies de l'information et de la communication, soient à la portée de tous

Où en est-on? L'objectif ne sera pas atteint.

Le nombre d'abonnements à des téléphones portables cellulaires poursuit son extraordinaire ascension dans les pays en développement. A la fin de 2011, on estimait à 6 milliards le nombre d'abonnements à des téléphones cellulaires. Le taux de pénétration est donc de 87% dans le monde et de 79% dans les régions en développement. Par ailleurs, plus d'un tiers de la population mondiale utilise internet. Presque deux tiers des usagers d'internet dans le monde se trouvent dans les régions en développement, bien que le taux d'utilisation soit à la traîne en Afrique.

Succès sur le terrain
 

FAITS ET CHIFFRES

Pour les années à venir, l’enquête de CAD/OCDE relative aux plans de dépenses des donateurs pour la période 2012-2015 suggère que l’aide programmable par pays (APP) mondiale pourrait s’accroître de 6% en termes réels en 2012.

Cependant, cela est dû principalement à des augmentations prévues des prêts à taux réduit de la part d’agences multilatérales, financés par les reconstitutions de capitaux durant la période 2009-2011. À partir de 2013, une projection montre que l’APP mondiale va stagner. Une telle évolution confirmerait des constatations antérieures montrant qu’il faut plusieurs années après la fin d’une récession pour que tout l’impact de celle-ci soit ressenti au niveau des flux d’aide.

Le progrès des OMD montre la force que constituent des objectifs mondiaux et un but partagé.

Les OMD ont été une structure fondamentale pour le développement mondial. Un programme clair, avec des objectifs et des cibles mesurables, et une vision commune ont été décisifs dans cette réussite. Il existe actuellement une attente dans le monde que bientôt, et plus tôt que plus tard, tous ces objectifs peuvent et doivent être réalisés. Les dirigeants seront engagés par ce niveau élevé d’exigence. Des secteurs tels que les gouvernements, les entreprises, le monde académique et la société civile, connus pour avoir souvent travaillé sur des objectifs croisés, apprennent à collaborer sur ces aspirations partagées. Les statistiques exhaustives et les analyses claires contenues dans le rapport des objectifs du Millénaire de cette année nous donnent à tous une bonne idée de la direction que nos efforts doivent prendre.

(Source Nations-Unies et PNUD)

NATIONS - UNIES, CLIMAT ET MÉTÉOROLOGIE

L’ Organisation météorologique mondiale (OMM) est l’institution spécialisée des Nations Unies qui fait autorité pour tout ce qui concerne l’état et le comportement de l’atmosphère terrestre, son interaction avec les océans, le climat qui en est issu et la répartition des ressources en eau qui en résulte.

L’OMM compte 191 États et territoires Membres (au 01 janvier 2013). Elle a succédé à l’Organisation météorologique internationale (OMI), qui a été fondée en 1873. Créée en 1950, l’OMM est devenue en 1951 une institution des Nations Unies spécialisée dans la météorologie (le temps et le climat), l’hydrologie opérationnelle et les sciences géophysiques connexes.

Comme le temps, le climat et le cycle de l’eau ignorent les frontières nationales, une coopération internationale efficace à l’échelle du globe est indispensable pour assurer le développement de la météorologie et de l’hydrologie opérationnelle et tirer avantage de leurs applications. L’OMM fournit le cadre d’une telle coopération internationale.

L'OMM à Genève

Depuis sa création, l’OMM a joué un rôle essentiel et unique en son genre dans l’amélioration de la sécurité et des conditions de vie de l’humanité. Sous la direction de l’OMM et dans le cadre de ses programmes, les Services météorologiques et hydrologiques nationaux contribuent activement à la protection des personnes et des biens contre les catastrophes naturelles, à la protection de l'environnement et au renforcement du bien-être économique et social de tous les secteurs de la société, dans des domaines tels que la sécurité alimentaire, la mise en valeur des ressources en eau et les transports.

L’OMM favorise la coopération pour la mise en place de réseaux permettant d’effectuer des observations météorologiques, climatologiques, hydrologiques et géophysiques et pour l’échange, le traitement et la normalisation des données connexes de même que le transfert de technologies et les activités de formation et de recherche.

Elle favorise aussi la collaboration entre les Services météorologiques et hydrologiques nationaux et contribue à l’application de la météorologie aux services météorologiques destinés au public, à l’agriculture, à l’aviation, aux transports maritimes, à la protection de l’environnement, aux questions relatives à l’eau et à l’atténuation des effets des catastrophes naturelles.

L’OMM facilite l’échange gratuit et sans restriction, en temps réel ou quasi réel, de données, d’informations, de produits et de services propres à renforcer la sécurité des populations, le bien-être économique et la protection de l’environnement. Elle contribue à la formulation, à l’échelle nationale et internationale, de politiques adaptées dans ce domaine.

Dans le cas particulier des dangers liés au temps, au climat ou à l’eau, qui sont à l’origine de près de 90% des catastrophes naturelles, les programmes de l’OMM fournissent les informations indispensables pour la diffusion d’alertes précoces qui permettent de sauver des vies et d’atténuer les dommages causés aux biens et à l’environnement. L’OMM contribue aussi à limiter les incidences des catastrophes d’origine humaine, telles que celles qui résultent d’accidents chimiques ou nucléaires, d’incendies de forêt ou d’éruptions volcaniques. De nombreuses études ont montré qu’en plus de leurs incalculables avantages sur le plan de la sécurité et de la qualité de la vie, les services météorologiques et hydrologiques se traduisent, au plan économique, par des gains équivalant jusqu’à dix fois la somme investie, voire davantage.

Par l’intermédiaire de ses programmes, l’OMM joue un rôle de premier plan dans les actions internationales visant à assurer la surveillance et la protection de l’environnement. En collaboration avec d’autres organismes des Nations Unies et les Services météorologiques et hydrologiques nationaux, elle appuie la mise en œuvre d’un certain nombre de conventions sur l’environnement et contribue activement à fournir conseils et évaluations aux gouvernements sur les questions qui s’y rapportent.

Ces activités concourent au développement durable et à la prospérité des nations.

Centre d'actualités de l'ONU. L' Assemblée générale  débat des solutions pour sauver la planète de «la catastrophe écologique»

16 mai 2013 – « Nous disposons des outils nécessaires pour sauver la planète d'une catastrophe écologique provoquée par l'homme mais la vérité est que nous ne faisons tout simplement pas assez pour la surmonter », a affirmé le Président de l'Assemblée générale, Vuk Jeremic, en ouverture ce jeudi d'un débat de l'Assemblée sur le développement durable et les changements climatiques.

Ce constat alarmiste a été partagé par l'ensemble des délégations et des experts en questions environnementales, réunis au Siège des Nations Unies pour débattre des solutions pratiques dans le contexte de l'interaction énergie - eau. La conciliation entre la lutte contre les changements climatiques et la nécessité de promouvoir une croissance durable a été au cœur des discussions.

« Nous avons entre les mains le pouvoir de détruire la Terre ou de la préserver pour les générations futures », a poursuivi M. Jeremic, en indiquant que « nos pires peurs sont en train de se réaliser ». Les études scientifiques les plus récentes viennent en effet de montrer que pour la première fois depuis plus de trois cent millions d'années la teneur en dioxyde de carbone de l'atmosphère a atteint la barre des 400 parties par million (ppm).

Pour M. Jeremic, pour qui le rythme de croissance actuel mène à la catastrophe, il est nécessaire de dessiner un « nouveau partenariat mondial dans lequel aucune nation ne sera laissée sur le bord de la route ».

« Nous devons découpler la croissance économique de notre dépendance vis-à-vis des énergies à haute teneur en carbone », a-t-il fait valoir, en exhortant les Etats membres à adopter des stratégies novatrices, axées sur les technologies de pointe et les nouveaux modèles économiques liés à l'interaction énergie - eau.

Même son de cloche du côté du Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, Hongbo Wu, qui a fait lecture d'un message du Secrétaire général, en rappelant que l'élévation du niveau de la mer a atteint le niveau le plus élevé jamais enregistré auparavant.

« Il est crucial que nous conservons en tête ce constat alarmant lors de nos discussions sur l'avancement d'un agenda pour le développement au-delà de 2015 », a-t-il renchéri.

Le directeur de l'Institut de la Terre de l'Université de Columbia, Jeffrey Sachs, l'un des experts présents lors de cette réunion, a rappelé que le droit au développement devait s'inscrire « dans les limites planétaires. » Déplorant qu'aucune leçon ne soit par exemple tirée de la grande sécheresse qui sévit dans certaines parties des Etats-Unis, il a asséné que «l'extrême est devenue la norme ».

Seule lueur d'espoir dans un tableau bien sombre a été le résultat atteint lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20, qui s'est tenue au Brésil en juin 2012, et que M. Jeremic a évoqué.

« Pour la première fois, les États Membres ont adopté un document historique, intitulé « L'avenir que nous voulons », qui vise à intégrer pour l'après 2015 les trois dimensions du développement durable, économique, sociale et environnementale, en un ensemble cohérent », a expliqué M. Jeremic, avant d'exhorter la communauté internationale à utiliser les outils à sa disposition pour « sauver la planète ».

CONVENTIONS SUR L' ENVIRONNEMENT

L'OMM contribue à promouvoir le développement durable dans le cadre notamment de la gestion internationale de l'environnement, dont les principes sont consacrés dans diverses conventions établies par les Nations Unies et d'autres organismes internationaux.

L'association des données recueillies grâce aux réseaux de systèmes d'observation au sol et dans l'espace de l'OMM, des connaissances scientifiques accrues et des techniques informatiques modernes permet de fournir les produits d'information, les services et les évaluations nécessaires à la prise de décisions sur la base desquelles la gestion internationale de l'environnement peut se fonder.

L'OMM, aidée de partenaires, co-parraine plusieurs programmes de recherche et d'évaluation scientifiques pour soutenir les accords juridiques intergouvernementaux sur les grandes questions environnementales telles que l'appauvrissement de la couche d'ozone, l'évolution du climat, la désertification et la biodiversité.  L'OMM assure également la coordination des systèmes d'observation qui fournissent les données nécessaires à l’analyse et à l’évaluation des processus et des interactions entre l'atmosphère et les océans, comme El Niño/La Niña, et la disponibilité des ressources en eau. 

Convention - cadre (des Nations Unies) sur les changements climatiques

Convention (des Nations Unies) sur la lutte contre la désertification

Convention (de Vienne) pour la protection de la couche d'ozone

Convention sur la diversité biologique

PROGRAMMES D' URGENCES GOUVERNEMENTALES

Huit centres ont une responsabilité de suivi et de prévision du déplacement, dispersion et retombées des gaz et des particules, en cas de catastrophes environnementales trans-frontalières (éruptions volcaniques, explosions nucléaires, etc..) Ils sont :

LES ÉVÉNEMENTS MARQUANTS
 
2009
2008

 

 

2007

2006

  • Lancement du Bulletin de l'OMM sur les gaz à effet de serre
  • Lancement du Bulletin de l'OMM sur l'ozone arctique
  • La destruction de l'ozone au-dessus de l'Antarctique bat tous les records

2005

  • Première Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes (Kobe, Japon)
  • Réunion internationale chargée d'examiner la mise en œuvre du Programme d'action pour le développement durable des petits États insulaire
    en développement (Maurice)
  • Établissement, au siège de l'OMM, du Secrétariat du Groupe international sur l'observation de la Terre (GEO)

2003

  • Célébration du 150e anniversaire de la Conférence de Bruxelles (1853)
  • Deuxième Conférence technique sur la participation des femmes aux activités météorologiques et hydrologiques (Genève)
  • Lancement du Programme de prévention des catastrophes naturelles et d'atténuation de leurs effets, du Programme spatial de l'OMM et du Programme en faveur des pays les moins avancés (PMA) (au titre du Programme de coopération technique)

2002

  • Sommet mondial pour le développement durable (Johannesburg, Afrique du Sud)

2001

  • Troisième rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)

2000

  • L' Organisation météorologique mondiale célèbre son cinquantième anniversaire

1999

  • Inauguration du nouveau bâtiment du siège de l'OMM à Genève

1997

  • La Conférence de Kyoto fixe des objectifs et un calendrier pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre
  • Réunion internationale sur la participation des femmes aux activités météorologiques et hydrologiques (Bangkok, Thaïlande)

1995

  • Lancement du projet CLIPS (Services d'information et de prévision climatologiques)
  • Deuxième rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
  • Pose de la première pierre du nouveau bâtiment du siège de l'OMM

1993

  • Lancement du Système mondial d'observation du cycle hydrologique (WHYCOS)

1992

  • Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (Rio de Janeiro, Brésil)
  • Établissement du Système mondial d'observation du climat (SMOC)
  • Conférence internationale sur l'eau et l'environnement (Dublin, Irlande)

1991

  • Première réunion du Comité intergouvernemental de négociation de la Convention - cadre des Nations Unies sur les changements climatiques

1990

  • La deuxième Conférence mondiale sur le climat jette les bases du Système mondial d'observation du climat
  • Début de la Décennie internationale de la prévention des catastrophes naturelles
  • Premier rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat

1989

  • Instauration de la Veille de l'atmosphère globale pour surveiller la composition de l'atmosphère
  • L'OMM et le PNUE entament le processus devant aboutir à la négociation de la Convention - cadre des Nations Unies sur les changements climatiques

1988

  • Création du Groupe d'experts intergouvernemental OMM/PNUE sur l'évolution du climat

1987

  • Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone

1985

  • Convention de Vienne pour la protection de la couche d'ozone

1983

  • Établissement du processus de planification à long terme de l'OMM

1979

  • Première Conférence mondiale sur le climat, qui a débouché sur la création du Programme climatologique mondial de l'OMM

1978/
1979

  • Expérience météorologique mondiale et expériences sur la mousson menées au titre du Programme de recherche sur l'atmosphère globale (GARP)

1977

  • Établissement du Système mondial intégré de services océaniques (SMISO) sous les auspices de l'OMM et de la Commission océanographique internationale (COI) de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

1976

  • L'OMM conduit la première évaluation internationale de l'état de la couche d'ozone

1972

  • Les activités menées par l'OMM dans le domaine de l'hydrologie opérationnelle prennent le nom de Programme hydrologique opérationnel de l'OMM

1971

  • Établissement du Projet concernant les cyclones tropicaux, qui deviendra plus tard un programme à part entière

1963

  • Lancement de la Veille météorologique mondiale

1957

  • Lancement de l'Année géophysique internationale 1957/58
  • Mise sur pied du Système mondial d'observation de l'ozone

1951

  • L'OMM devient une institution spécialisée des Nations Unies

1950

  • La Convention de l'OMM entre en vigueur le 23 mars

1947

  • La Conférence des directeurs adopte la Convention de l'OMM

1932

  • Lancement de la deuxième Année polaire internationale 1932/33

1882

  • Lancement de la première Année polaire internationale 1882/83

1873

  • Création de l'Organisation météorologique internationale (OMI), prédécesseur de l'OMM, à Vienne

1853

  • Première Conférence météorologique internationale (Bruxelles)

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