DOSSIER D' INFORMATION COMMUNAL SUR LES RISQUES MAJEURS (DICRIM)

      Le DICRIM (Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs) est un document réalisé par le maire dans le but d’informer les habitants de sa commune sur les risques naturels et technologiques qui les concerne, sur les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde mise en œuvre ainsi que sur les moyens d’alerte en cas de survenance d’un risque.

Il vise aussi à indiquer les consignes de sécurité individuelles à respecter, consignes qui font également l’objet d’une campagne d’affichage, organisée par le maire et à laquelle sont associés les propriétaires de certains bâtiments (locaux à usage d’habitation regroupant plus de quinze logements par exemple).

L’ensemble des dispositions réglementaires concernant le DICRIM est aujourd’hui codifié au Code de l’Environnement (CE), articles R125-9 à R125-14.

Elles sont complétées par le décret n°2005-233 du 14 mars 2005 relatif à l’établissement des repères de crues et par le décret n°2005-1156 du 13 septembre 2005 relatif au plan communal de sauvegarde.

Pourquoi un DICRIM ? Le Dossier d'Information Communal sur les Risques Majeurs recense les mesure de sauvegarde en matière de risques naturels et technologiques sur la commune. Pour résumer, le risque majeur est la possibilité d'un évènement d'origine naturelle ou anthropique dont les effets peuvent mettre en jeu un grand nombre de personnes, occasionner des dommages importants et dépasser les capacités de réaction de la société.

L'existence d'un risque majeur est liée : d'une part à la présence d'un événement, qui est la manifestation d'un phénomène naturel ou anthropîque : l'aléa, d'autre part à l'existence d'enjeux, qui représentent l'ensemble des personnes et des biens, ayant une valeur monétaire ou non monétaire, pouvant  être affectés par un phénomène. Les conséquences d'un risque majeur sur les enjeux se mesurent en terme de vulnérabilité. Un risque majeur est caractérisé par sa faible fréquence et par son énorme gravité.

Son but : le DICRIM indique les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde (dont les consignes de sécurité) relatives aux risques auxquels est soumise la commune. Il est élaboré par le maire qui informe de son existence par voie d'affichage et le met à disposition en mairie pour une libre consultation (art R125-10 et 11 du code de l'environnement).

Dans les collectivités avec zones inondables, le maire avec l'assistance des services de l'État procède à l'inventaire des repères de crues existants et établit les repères correspondant aux plus hautes eaux connues (PHEC). La collectivité matérialise, entretient et protège ces repères (art L563-3 du code de l'environnement). Le maire définit les modalités de pose (lieu avec fort passage, fréquence...)

Les éléments principaux du DICRIM :

  • Informations concernant la commune sur la base de celles fournies par le préfet.
  • Historique du risque sur la commune.
  • Recensement des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde.
  • Inventaire des repères de crues existants et liste des repères des plus hautes eaux connues (en zone inondable).
  • Carte des cavités souterraines et marnières
  • Carte des aléas.
  • Plan d'affichage

Pour en savoir plus :

Le DICRIM : comment le réaliser et le diffuser ?

Le DICRIM peut-il être réalisé à l’échelle intercommunale ?

Le DICRIM doit-il nécessairement être distribué à l’ensemble de la population ?

Le DICRIM doit-il être actualisé à chaque mise à jour du Plan Communal de Sauvegarde (PCS) ?

Faut-il faire valider le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM), et par qui, avant de le diffuser à la population ?

Quel est le rapport entre Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) et Plan Communal de Sauvegarde ?

Par qui les affiches des consignes de sécurité doivent-elles être posées ?

La communauté du Grand Avignon (GA) et les Risques Majeurs : Depuis sa création, le Grand Avignon, en appui des maires, a toujours œuvré pour prévenir et informer la population sur les « gestes qui sauvent » en cas de problème majeur, mais aussi construire les structures administratives et techniques opérationnelles permettant de répondre de manière adaptée à chaque type de catastrophe.

Les premières actions dans ce domaine se sont d’abord concentrées sur l’accompagnement des maires des communes du Grand Avignon dans la conception et la réalisation du Dossier d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM).

  • Chaque commune dispose d’un DICRIM sur la base d’une maquette type (Cf. lien 1 ci-dessous)

DICRIM ET GRAND AVIGNON

Au delà des DICRIM, le Grand Avignon, avec le soutien du SDIS du Vaucluse, développe son action en matière de gestion et de prévention des risques majeurs vers des publics spécifiques - entreprises, milieu scolaire - en travaillant sur la réalisation de supports adaptés à leurs besoins.

 C’est dans ce cadre, que le Grand Avignon a réalisé le mémento du Plan particulier de mise en sûreté (PPMS) et son guide pratique, afin de proposer aux directeurs d’établissements scolaires de l’agglomération une véritable démarche structurée pour l’élaboration de leur PPMS. Il s’agit d’apporter une aide à la préparation des conduites à tenir dans les situations d’exception où l’improvisation est interdite, de connaître les mesures à prendre rapidement en cas d’alerte, d’organiser la répartition des missions entre les différents personnels de l’établissement et de permettre une prise de conscience de chacun face au risque.
Ces deux documents ont été élaborés en partenariat étroit avec des écoles du Grand Avignon, et validés par les Inspecteurs d’académie du Vaucluse et du Gard.

Les DICRIM des communes du Grand Avignon / Vivre au quotidien : les risques majeurs/ les Dicrims

Télécharger le mémento et le guide PPMS : Vivre au quotidien / Les risques majeurs / PPMS
 

 

  Villeneuve-lez-Avignon

DICRIMS sur le territoire du Grand Avignon

Informations complémentaires :

Au-delà du contenu réglementaire, on peut retrouver dans le DICRIM, à la discrétion du maire, les éléments suivants (liste non - exhaustive).

  • Un éditorial du maire
    En guise d’introduction, le maire peut présenter la démarche, en expliquant par exemple l’intérêt du DICRIM et les raisons pour lesquelles il doit être lu avec attention et conservé précieusement.
  • Des informations sur l’organisation de la sécurité civile en France
    Des données peuvent être fournies pour permettre au citoyen de comprendre la place occupée par chacun en cas d’évènement majeur : différence secours / sauvegarde, rôles respectifs du maire et du préfet, etc.
  • Des informations sur les bonnes pratiques préventives du citoyen
    Afin d’impliquer le citoyen et renforcer son statut d’acteur de la sécurité civile, il est possible de lui présenter des mesures individuelles qu’il peut prendre à son niveau afin de limiter l’aléa ou ses conséquences potentielles : débroussaillage pour réduire l’aléa feu de forêt (si cette disposition est imposée par arrêté préfectoral, elle doit obligatoirement figurer dans le DICRIM), stockage des produits dangereux en hauteur pour éviter une pollution des eaux en cas d’inondation, fixation des meubles et objets pour éviter leur chute en cas de séisme, entretien et déblaiement des lits des cours d’eau pour prévenir la formation d’embâcles en cas de crue, sans oublier la possibilité de rejoindra la Réserve Communale de Sécurité Civile (pour les collectivités qui en disposent).
  • Des informations sur l’indemnisation en cas d’évènement
    Le régime d’indemnisation Cat-Nat peut être présenté, de même que les démarches individuelles à entreprendre (avant et après un évènement) en vue d’être couvert par son assurance.
  • Les numéros d'urgence à contacter en cas d’évènement
    Il peut s’agir des numéros d’urgence (pompiers, gendarmerie, SAMU), de numéros à joindre pour obtenir des informations sur l’évènement (Météo - France, numéro d’information en mairie, etc.) ou encore de numéros à contacter pour signaler un sinistre (astreinte technique, police municipale, etc.).
  • Equipements à avoir en permanence chez soi afin d’être prêt : radio portable avec piles de rechange, matériel de confinement, trousse de pharmacie, papiers d’identité …
  • Une liste de contacts et ressources complémentaires pour obtenir davantage d’informations
    Peuvent être mentionnés des documents et sites internet à consulter, des organismes à contacter.
  • Un glossaire
    Il permet d’expliciter les sigles et termes spécialisés utilisés dans le DICRIM.

Le contenu du DICRIM doit être adapté aux publics - cibles : les touristes n’ont par exemple pas besoin du même type d’informations que les chefs d’entreprises implantées sur la commune. L’identification en amont des communautés à atteindre entrera ainsi en ligne de compte pour sélectionner les informations à faire figurer dans le DICRIM.

La prévention des risques naturels : des missions partagées

Les missions sont partagées en matière de prévention des risques naturels. Chaque acteur a un rôle bien défini.
 
Nous avons vu, que le DICRIM contient des données locales, départementales et nationales nécessaires à l'information des citoyens au titre du droit à l'information.
 Elaboré à partir des informations disponibles transmises par le représentant de l’Etat dans le département, le Préfet, il contient quatre grands types d'informations :
- La connaissance des risques naturels et technologiques dans la commune,
- Les mesures prises par la commune, avec des exemples de réalisation,
- Les mesures de sauvegarde à respecter en cas de danger ou d'alerte,
- Le plan d'affichage de ces consignes.
Attardons nous quelque peu sur les
principaux
risques naturels :
 
Le risque sismiqueAujourd’hui, le phénomène sismique est assez bien connu, mais il reste toujours impossible de prévoir où, quand et avec quelle intensité  un séisme surviendra. Les connaissances scientifiques actuelles ne permettent pas de donner l’alerte assez tôt avant l’arrivée des ondes destructrices du séisme, en vue notamment de faire évacuer les bâtiments. Or les pertes humaines lors des séismes sont essentiellement dues à l’effondrement des constructions sur leurs occupants. C’est pourquoi, le moyen de prévention le plus efficace contre le risque sismique est la construction parasismique.

Zonage sismique de la France

Le zonage sismique de la France en vigueur depuis le 1er mai 2011 : Les avancées scientifiques et l’arrivée du nouveau code européen de construction parasismique - l’Eurocode 8 (EC8) - ont rendu nécessaire la révision du zonage sismique de 1991.

Ce contexte a conduit à déduire le zonage sismique de la France non plus d’une approche déterministe mais d’un calcul probabiliste (calcul de la probabilité qu’un mouvement sismique donné se produise au moins une fois en un endroit et une période de temps donné), la période de retour préconisée par les EC8 étant de 475 ans.

Cette étude probabiliste se fonde sur l’ensemble de la sismicité connue (à partir de la magnitude 3,5 – 4), la période de retour de la sismicité (soit le nombre de séismes par an), le zonage sismotectonique (c’est-à-dire un découpage en zones sources où la sismicité est considérée comme homogène).

Le nouveau zonage a ainsi bénéficié de l’amélioration de la connaissance de la sismicité historique et des nouvelles données de sismicité instrumentale et historique depuis 1984. Pour rappel, le zonage de 1991 (défini par le décret n°91-461 du 14 mai 1991) se fondait sur des données sismologiques antérieures à 1984.

Le zonage sismique français, en vigueur à compter du 1er mai 2011, est défini par l’article D. 563-8-1 du code de l’environnement (créé par le décret n°2010-1255 du 22 octobre 2010 et modifié par le décret n°2015-5 du 6 janvier 2015). Ce zonage, reposant sur une analyse probabiliste de l'aléa, divise la France en 5 zones de sismicité:

  • zone 1 : sismicité très faible
  • zone 2 : sismicité faible
  • zone 3 : sismicité modérée
  • zone 4 : sismicité moyenne
  • zone 5 : sismicité forte.

Plus de 21 000 communes sont aujourd'hui concernées par la réglementation parasismique (zones 2 à 5), contre 5 000 communes environ (zones Ia à III) dans le zonage de 1991.

Certaines zones, comme le Nord de la France et le Grand Ouest, « apparaissent » sismiques sur ce nouveau zonage pour la première fois et sont l’illustration d’une meilleure connaissance de la sismicité.

Il est à noter par ailleurs que si le découpage du zonage de 1991 était cantonal, il est désormais communal pour le zonage réglementaire en vigueur.

ANCIEN ZONAGE SISMIQUE

L’ancien zonage, en vigueur jusqu’au 30 avril 2011, était défini par le décret n°91-461 du 14 mai 1991. Il découpait la France en 5 zones de sismicité croissante :

  • Zone 0 : sismicité négligeable mais non nulle
  • Zone Ia : sismicité très faible
  • Zone Ib : sismicité faible
  • Zone II : sismicité moyenne
  • Zone III : sismicité forte

Source : http://www.georisques.gouv.fr/articles/zonage-sismique-de-la-france

Le risque inondation : Les inondations constituent un risque majeur sur le territoire national, mais également en Europe et dans le monde entier (environ 20 000 morts par an). En raison de pressions économiques, sociales, foncières ou encore politiques, les cours d'eau ont souvent été aménagés, couverts, déviés, augmentant ainsi la vulnérabilité des hommes et des biens...

Qu'est-ce qu'un repère de crues ?

Témoins historiques de grandes crues passées, les repères de crues  sont des marques destinées à faire vivre la mémoire des inondations. Ils matérialisent le souvenir de ces évènements importants que le temps peut parfois effacer. 

Les repères de crues se présentent sous différentes formes :

  • trait ou inscription gravée dans la pierre
  • plaque métallique ou macaron scellé
  • trait de peinture
  • carreaux en émail 
  • et bien d'autres encore...

Ces repères peuvent se trouver sur différents types de bâtiments : 

  • Bâtiments publics ou privées
  • Quais
  • Ponts
  • monuments historiques

A quoi servent les repères de crues ?

Les repères de crues font partie du patrimoine des connaissances sur les crues. Ils permettent de se rappeler les hauteurs atteintes par les crues auxquelles ils se rapportent, de les comparer les unes aux autres et de constater la fréquence de leur survenue.

S'informer sur le risque de crues : Vigicrues

Destiné à informer le public et les acteurs de la gestion de crise sur le risque de crues, le site VIGICRUES propose une carte de vigilance actualisée deux fois par jour et des bulletins d'information disponibles en permanence . Fondée sur les mêmes principes que que la vigilance météorologique produite par Météo - France, la vigilance crue...

Les repères PHEC (les Plus Hautes Eaux Connues)

Les repères PHEC, une mesure d'information préventive Les repères PHEC sont un élément important dans le dispositif de prévention et d’information face au risque inondation, car ils permettent d’apporter concrètement un élément visuel et précis sur la menace de crue majeure qui pèse sur un grand nombre des cours d’eau en France. A savoir plus

Le risque nucléaire

En 2011, le Japon a connu la pire catastrophe naturelle de son histoire, le spectre d'un nouveau Tchernobyl (1986). Au risque de séisme et de tsunami parfaitement connu et intégré par la population japonaise, s'est ajouté, par un dramatique effet dominos, le risque nucléaire, jusqu'ici totalement minoré par les autorités du pays.... En savoir plus

Intra : la force d'intervention en cas d'accident nucléaire majeur en France.  Après l' explosion de Tchernobyl en avril 1986, s'engagea en France une réflexion sur les moyens matériels à mettre en place pour être en capacité d'intervenir en milieu radiocontaminé sans mettre en péril la santé du personnel, comme ce fut malheureusement le cas pour les milliers de "liquidateurs russes". C'est ainsi qu'à l'initiative des trois exploitants d'installations nucléaires en France (EDF, le CEA et Areva) a été créé dès 1988 le Groupe Intra, avec pour mission de concevoir, de fabriquer et d'exploiter une flotte d’engins robotisés capable, en cas d'accident nucléaire majeur, d’intervenir en milieu radiocontaminé, à la place de l'homme, autour et dans les sites nucléaires français. En savoir plus

Le Risque industriel . De nombreuses régions françaises sont concernées par les risques industriels. Ces risques sont généralement regroupés dans des bassins où plusieurs établissements coexistent du fait de l'interdépendance de leurs activités. Cependant, certains sites industriels " à hauts risques " peuvent être implantés de manière isolée. Quelle que soit la... En savoir plus

Les plans de prévention des risques technologiques. Résorber les situations difficiles en matière d’urbanisme héritées du passé et mieux encadrer l’urbanisation future, tels sont les objectifs visés par l’élaboration des Plans de Prévention des Risques Technologiques (PPRT). Ces plans concernent les établissements Seveso à « haut risque », dits Seveso « seuil haut » ou Seveso... En savoir plus

Exercices PPMS : préparer les élèves aux risques technologiques. L'explosion de l'usine AZF en septembre 2001 a douloureusement rappelé la réalité du risque technologique dans notre pays. Au delà de la prévention des risques majeurs, il est important que les populations, et a fortiori les plus vulnérables d'entre elles, les enfants, sachent quelle attitude adopter, quels réflexes avoir en cas de catastrophe... En savoir plus

Évaluer les risques  chimiques et les prévenir. Colles, résines, fluides, diluants, dégraissants, colorants, peintures… les produits chimiques sont présents dans tous les secteurs d’activité, alors même  que leur présence est souvent ignorée par ceux qui les manipulent. Identifier les produits ou procédés chimiques dangereux et connaître leurs effets, constituent une étape indispensable... En savoir plus

Maîtriser l'urbanisation dans les secteurs à risques technologiques.

Les Plans de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) Mis en place en 2003 à la suite de l’explosion de l’usine AZF à Toulouse, les Plans de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) sont des dispositifs de protection des populations par la maîtrise de l’urbanisation autour des sites industriels à hauts risques. Le PPRT vise à... En savoir plus

Le risque de transport de matières dangereuses.

Le transport de matières dangereuses ne concerne pas que des produits hautement toxiques, explosifs ou polluants. Tous les produits dont nous avons régulièrement besoin, comme les carburants, le gaz ou les engrais, peuvent, en cas d'événement, présenter des risques pour la population ou l'environnement... En savoir plus

Éducation et risques majeurs. Enseigner les risques majeurs :

Qu’est-ce que l’éducation à la prévention des risques majeurs ? - Quel lien y-a-t-il entre l’éducation à l’environnement, au développement durable, à la sûreté et à la citoyenneté ? L’éducation à la prévention des risques majeurs est à la croisée d’une éducation à l’environnement et d’une éducation à la sûreté, où elle... En

Comment enseigner les catastrophes ? L

' impact des catastrophes naturelles sur la vie des enfants scolarisés. Dans les régions touchées, certains professeurs enseignent les notions de risques et de dangers face aux catastrophes naturelles. Objectif : faire prendre conscience de la nécessité de gérer ces drames, améliorer les connaissances sur l’environnement immédiat... En savoir plus

Le Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM)

Le DDRM (le Dossier Départemental sur les Risques Majeurs) est un document où le préfet (Conformément à l’article R125-11 du Code de l’Environnement) consigne toutes les informations essentielles sur les risques naturels et technologiques majeurs au niveau de son département, ainsi que sur les mesures de prévention et  de sauvegarde prévues pour limiter leurs effets. En précisant les notions d'aléas et de risques majeurs, le DDRM doit recenser toutes les communes à risques du département, dans lesquelles une information réventive des populations doit être réalisée. Il est consultable en mairie. 

L'information préventive

Depuis la loi du 22 juillet 1987, tout citoyen a le droit de connaître les risques majeurs auxquels il est exposé, les dommages prévisibles, les mesures préventives qu'il peut prendre pour réduire sa vulnérabilité ainsi que les moyens de protection et de secours mis en œuvre par les pouvoirs publics. Rappelons qu’un  risque majeur est caractérisé par sa faible fréquence et par son énorme gravité.

Huit risques naturels principaux sont prévisibles en France : les inondations, les séismes, les éruptions volcaniques, les mouvements de terrain, les avalanches, les feux de forêt, les cyclones et les tempêtes. On dénombre par ailleurs, quatre risques technologiques, liés à l'activité humaine : le risque nucléaire, le risque industriel, le risque de transport de matières dangereuses et le risque de rupture de barrage. En savoir plus

Le DDRM (le Dossier Départemental sur les Risques Majeurs) est un document où le préfet (Conformément à l’article R125-11 du Code de l’Environnement) consigne toutes les informations essentielles sur les risques naturels et technologiques majeurs au niveau de son département., ainsi que sur les mesures de prévention et  de sauvegarde prévues pour limiter leurs effets. En précisant les notions d'aléas et de risques majeurs, le DDRM doit recenser toutes les communes à risques du département, dans lesquelles une information préventive des populations doit être réalisée. Il est consultable en mairie. 

Un document synthétique et libre d'accès

La prévention commence par l’information et en matière d'information préventive, le décret du 11 octobre 1990 impose donc au préfet d'établir un dossier synthétique, le DDRM, où le préfet arrête la liste des communes concernées par les risques naturels et technologiques majeurs.

Ce DDRM est librement consultable par toute personne à la préfecture et en sous-préfecture, ainsi qu’à la mairie des communes listées dans le DDRM. Ce dossier est également mis en ligne sur Internet à partir du site de la préfecture, sans restriction de consultation.

Que contient-il ?

Le DDRM contient l’ensemble des données, aussi bien nationales, régionales que départementales, nécessaires à l’information des citoyens au titre du droit à l’information. On y retrouve concernant les risques :

  • la cartographie et la liste de l'ensemble des communes concernées par les risques majeurs ; 

  • la liste des risques majeurs identifiés dans le département, leurs conséquences prévisibles pour les personnes, les biens et l’environnement.

  • l’historique des évènements et des accidents connus et significatifs survenus dans le département, constituant une véritable mémoire du risque pour les populations. Il récapitule les principales études, sites Internet, ou documents de référence qui peuvent être consultés pour une complète information.

Le DDRM mentionne les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde et décrit les modes de mitigation qui peuvent être mis en œuvre, vis à vis de l’intensité des aléas et de la vulnérabilité des enjeux, pour en atténuer les effets. Ces mêmes mesures sont également rappelées pour tous les phénomènes pouvant affecter indifféremment l’ensemble des communes du département, comme les tempêtes, les chutes abondantes de neige, les vagues de froid ou de forte chaleur et le transport de marchandises dangereuses.

Objectif du DDRM

L’objectif de l’information préventive est de rendre le citoyen conscient des risques majeurs auxquels il peut être exposé. Informé sur les phénomènes, leurs conséquences et les mesures pour s’en protéger et en réduire les dommages, il deviendra moins vulnérable, en adoptant des comportements adaptés aux différentes situations.
En regroupant risque par risque toutes ces informations, le DDRM permet à chacun de devenir co-gestionnaire du risque, dans l’esprit de la loi de modernisation de la sécurité civile d’aôut 2004 qui confirme le rôle central de chaque citoyen pour sa propre sécurité et fait de chacun un acteur majeur de la sécurité civile.

Dans le domaine des risques naturels et technologiques, l’information est une condition essentielle pour que le citoyen surmonte le sentiment d’insécurité et acquière un comportement responsable face au risque. Il peut ainsi connaître les dangers auxquels il est exposé, les mesures qu’il peut prendre ainsi que les moyens de prévention, de protection et de sauvegarde mis en œuvre par les pouvoirs publics. 

Comment s’établit un DDRM ?

Pour établir le DDRM, le préfet aura recours à toutes les sources d’informations existantes sur l’état de la connaissance des risques et toutes la documentation relative aux mesures de prévention :

  • les différents plans et études décidés par l’Etat et ses services déconcentrés :

  • les décrets sur le zonage sismique de la France et les communes soumises à risque volcanique,

  • les plans de prévention des risques naturels et technologiques,

  • les plans particuliers d’intervention

  • les plans de secours spécialisés,

  • les arrêtés préfectoraux concernés (risque feu de forêt ou risque particulier),

  • les atlas de zones inondables,

  • les cartes de localisation des phénomènes avalancheux,

  • les divers inventaires menés par les établissements publics compétents (BRGM),

  • des mesures de prévention existantes (annonce de crues),

  • des connaissances locales (mémoire du risque).

Le contexte régional est également précisé risque par risque à l’échelle du bassin hydrographique, de la géologie régionale, du massif montagneux ou forestier, du bassin ou du site industriel…

Ces différentes informations permettent de dresser un panorama des phénomènes recensés sur le département et susceptibles d’entraîner des dommages. Elles présentent les zones à risque, avec les principaux enjeux du département susceptibles d’être menacés, en particuliers les établissements recevant du public (ERP) : maisons de retraite, établissements scolaires, hôpitaux ou cliniques, grandes surfaces, et les bâtiments nécessaires à la gestion de la crise (centres de secours, gendarmeries, …).

Un panorama des action préventives

Le préfet recense ensuite dans le DDRM les actions préventives mises en œuvre dans le département, qui s’inscrivent notamment dans les objectifs et le programme d’actions du schéma de prévention des risques naturels, document d’orientation sur 5 ans, en terme de :

  • Connaissance du risque : cartographie, inventaire, mémoire, études spécifiques…

  • Surveillance et prévision

  • Mesures collectives et individuelles de mitigation : afin de réduire l’aléa et la vulnérabilité des enjeux

  • Prise en compte dans l’aménagement au travers principalement du SCOT, du PPR et des documents d’urbanisme

  • Information et éducation préventive : mise en place de repères de crues ou des plus hautes eaux connues, information acquéreur locataire, sensibilisation et formation des professionnels et des scolaires, …

De même en matière de risques technologiques, le DDRM recense les actions préventives en terme de :

  • Concertation

  • Etude d’impact

  • Etude de dangers

  • Prise en compte dans l’aménagement

  • Information et éducation

  • Contrôle.

Enfin, le document rappelle les consignes de comportement à adopter en cas de crise et précise l’organisation des secours au niveau départemental et également individuel (dans une perspective de plan familial de mise en sûreté).

Symboles pour l’affichage des risques naturels et technologiques

Vers une vision partagée de la gestion du risque

Les récentes catastrophes   naturelles révèlent notre vulnérabilité  croissante face aux risques . Cette exposition aux risques implique de développer la résilience de nos sociétés – c’est-à-dire leur capacité à résister aux conséquences d’une catastrophe majeure, puis à rétablir rapidement leur fonctionnement normal. La densité de nos zones urbaines, la multiplication des enjeux, l’interdépendance  des réseaux techniques et des services vitaux (électricité, assainissement et distribution d’eau, transports, télécommunications, etc.), nécessitent de construire une vision partagée de la résilience urbaine aux risques. En savoir plus

Des principes éthiques pour la réduction des risques de catastrophe

L’ Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a invité le secrétariat exécutif de l’Accord européen et méditerranéen sur les risques  majeurs (EUR-OPA) à élaborer une charte éthique sur la résilience  aux risques majeurs, en vue d’améliorer l’état de préparation et de répondre aux problèmes éthiques touchant les victimes des catastrophes. C'est le fruit de ce travail qui fait l'objet aujourd'hui d'une publication  : "Principes éthiques pour la réduction des risques de catastrophes et la résilience des personnes".

Comment réduire les risques : le concept de mitigation

Définition Le terme de mitigation signifie atténuation. Il vient du latin mitigare qui se traduit par adoucir. La mitigation est la mise en oeuvre de mesures destinées à réduire les dommages associés à des risques naturels ou générés par les activités humaines. En matière de prévention des risques naturels, et à la différence des risques... En savoir plus

Un simulateur de crues unique en Europe, pour mieux se protéger des inondations

Les données de la recherche viennent en appui aux politiques de prévention du risque de crue, qui sont indispensables pour mieux gérer ce risque. Dans cette optique, le simulateur de crues d’IRSTEA (Institut national de Recherche en Sciences et Technologies pour l'Environnement et l'Agriculture) apporte des informations précieuses,... en savoir plus

Maquette DDRM/DICRIM (V.20) (.pdf) - MAJ du 19/09/2017 5.29 Mo
Maquette DDRM/DICRIM (V.20) (.odt) - MAJ du 19/09/2017   
4.00 Mo